Sur le chantier, le client vous demande oralement de carreler la crédence de la cuisine en plus ou de rattraper un sol totalement irrégulier non prévu au devis initial. Vous posez le carrelage, mais au moment de solder la facture, le client refuse de payer ces suppléments sous prétexte qu'il n'avait pas validé de tarif. Pour un carreleur, cette situation représente une perte sèche de plusieurs milliers d'euros sur la marge du chantier.
Coût typique : Perte totale du montant des travaux réalisés en plus, soit plusieurs milliers d'euros.
Selon l'article 1353 du Code civil, c'est à celui qui réclame l'exécution d'une obligation de la prouver, ce qui signifie que vous devez démontrer que le client a bien commandé ces travaux supplémentaires. De plus, l'article L. 111-1 du Code de la consommation impose une obligation d'information précontractuelle, rendant indispensable un devis détaillé avant toute intervention pour encadrer le prix et la nature exacte des prestations.
Un SMS constitue un écrit mais reste difficile à lier précisément à un montant total sans devis chiffré associé. Il est toujours plus prudent d'obtenir un avenant papier ou numérique signé.
Vous devez exécuter ce qui est strictement prévu dans le devis initial signé. Pour les travaux supplémentaires, vous êtes en droit de refuser leur réalisation tant qu'aucun accord écrit n'est conclu.
Tentez d'obtenir une signature a posteriori sur un bon de commande ou une facture rectificative acceptée, tout en sachant que sans cela, la preuve juridique sera presque impossible à apporter.