En plein chantier de couverture, en découvrant une charpente pourrie ou des voliges à remplacer sous les tuiles, vous cédez parfois à la facilité en acceptant de faire l'extra de vive voix pour ne pas bloquer le chantier. Résultat : une fois le toit terminé, le client conteste la facture pour ces travaux non prévus, vous laissant absorber une perte sèche estimée entre 500 et 3 000 € par chantier.
Coût typique : 500 à 3 000 € par chantier selon les métiers
Pour les marchés à forfait, l'article 1793 du Code civil est strict : l'architecte ou l'entrepreneur ne peut demander une augmentation de prix sans un accord écrit préalable du maître d'ouvrage. La jurisprudence rappelle constamment que la preuve de la commande des travaux supplémentaires incombe à l'artisan, d'où la nécessité absolue d'une trace écrite incontestable.
Vous devez lui envoyer l'avenant par e-mail ou via un outil de signature électronique et attendre son accord écrit avant d'exécuter les travaux. Tant que ce n'est pas signé, vous êtes en droit de suspendre l'intervention sur la zone concernée.
Non, un échange de messages informel ne remplace pas un avenant contractuel signé qui reprend les bases du devis initial. En cas de non-paiement, les tribunaux exigent des preuves formelles de l'acceptation du prix par le client.
Vous devez lui présenter le devis modificatif et lui expliquer que sans son accord écrit, vous ne pouvez pas engager ces frais supplémentaires. S'il refuse, vous en restez strictement aux prestations validées dans le devis initial.