Un de vos gars chute d'un échafaudage ou se blesse lourdement en manipulant des parpaings : le chantier s'arrête net. Pour vous artisan, cela se traduit immédiatement par un arrêt de l'activité du salarié, une hausse de votre taux de cotisation AT/MP (Accidents du travail et maladies professionnelles) et un risque pénal direct si les règles de sécurité n'étaient pas respectées.
Coût typique : Arrêt de l'activité du salarié, hausse du taux AT/MP, et risque pénal en cas de manquement aux règles de sécurité.
Selon l'article L. 4121-1 du Code de la sécurité sociale, l'employeur a une obligation de sécurité de résultat envers ses salariés sur le chantier. De plus, l'article L. 441-2 impose le respect des délais stricts de déclaration, ouvrant la voie à une enquête pour rechercher une éventuelle faute inexcusable de l'employeur.
Vous disposez impérativement de 48 heures maximum à compter du moment où vous avez connaissance de l'accident sur le chantier. Ce délai exclut les dimanches et jours fériés.
Non, cette obligation concerne spécifiquement les accidents graves ou mortels survenus sur le chantier. En cas de doute sur la gravité, il est toujours préférable de le faire.
C'est le manquement de l'employeur à son obligation de sécurité, par exemple s'il laisse ses maçons travailler sans EPI ou sur un échafaudage non conforme malgré le danger.