Imaginez : votre compagnon peintre tombe de son échafaudage en voulant rattraper une retouche de façade, c'est l'arrêt immédiat du chantier et la désorganisation totale de votre petite équipe. Financièrement, cela se traduit par l'arrêt de l'activité du salarié, une hausse directe de votre taux AT/MP (Accidents du Travail et Maladies Professionnelles) qui plombe vos charges, et un risque pénal lourd si les consignes de sécurité n'étaient pas formalisées.
Coût typique : Arrêt de l'activité du salarié, hausse du taux AT/MP, et risque pénal en cas de manquement aux règles de sécurité.
Selon l'article L. 4121-1 du Code de la sécurité sociale, vous avez une obligation de sécurité de résultat envers vos salariés, ce qui implique d'évaluer les risques liés aux peintures et aux hauteurs. L'article L. 441-2 encadre strictement la déclaration obligatoire de l'accident à la caisse primaire d'assurance maladie, ouvrant la voie à une enquête pour rechercher une éventuelle faute inexcusable de l'employeur.
Oui, dès lors qu'il y a des blessures sur le chantier, la déclaration s'impose pour vous protéger. Ne pas le faire vous expose à des sanctions pour dissimulation d'accident du travail.
C'est le fait pour l'artisan d'avoir eu conscience du danger (par exemple, un travail en hauteur sans protection) sans avoir pris les mesures nécessaires pour l'éviter. Cela entraîne des indemnités financières très lourdes pour l'entreprise.
La déclaration d'accident du travail se fait directement en ligne sur votre espace net-entreprises ou par courrier recommandé avec accusé de réception. Le respect du délai de 48 heures reste impératif dans les deux cas.