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Clauses des conditions générales de vente jugées abusives par un juge — maçon

Rediger conditions generales vente batiment valables
Pour rédiger des conditions générales de vente valables sur vos chantiers de maçonnerie, vos clauses ne doivent pas créer de déséquilibre significatif entre vous et vos clients. Si une clause est abusive, elle est réputée non écrite et vous perdez toute protection en cas de litige.

Pourquoi ça vous coûte cher

Sur un chantier de gros œuvre, si vous glissez une clause qui vous exonère de tout retard ou qui impose des pénalités disproportionnées au client, elle saute devant le tribunal. En cas de non-paiement d'une facture de maçonnerie ou de malfaçon contestée, vous perdez vos garanties contractuelles et vous finissez par être condamné aux dépens, en plus de payer les frais de justice.

Coût typique : Perte de garanties contractuelles et condamnations aux dépens.

Ce que dit la loi

Selon l'article L. 212-1 du Code de la consommation, les clauses qui déséquilibrent significativement les droits et obligations entre le professionnel et le consommateur sont abusives et réputées non écrites. Pour les relations entre professionnels, c'est l'article L. 442-1 du Code de commerce qui s'applique pour encadrer les pratiques et éviter les abus dans la négociation.

Comment faire, concrètement

  1. Listez clairement vos conditions de règlement, les acomptes exigibles avant le coulage de la dalle ou le montage des murs, et les délais de paiement.
  2. Faites relire vos CGV pour traquer toute clause léonine ou disproportionnée qui avantagerait trop votre entreprise au détriment du client.
  3. Adaptez vos documents selon que vous travaillez pour un particulier ou pour un autre professionnel du bâtiment.
  4. Faites figurer vos CGV directement au dos de vos devis et factures pour qu'elles soient acceptées par le client avant le début des travaux.

Les erreurs qu'on voit le plus souvent

Questions fréquentes

Mes CGV de maçon doivent-elles être différentes pour un particulier et un pro ?

Oui, car le Code de la consommation protège le particulier, tandis que le Code de commerce régit les relations entre professionnels. Vos clauses de responsabilité et de délais ne s'appliquent pas de la même manière selon votre client.

Puis-je imposer un acompte de 50 % sur mes devis de maçonnerie ?

Rien ne l'interdit légalement tant que le montant est clairement indiqué et accepté par le client avant le début du chantier. Veillez simplement à ce que cela reste proportionné au coût des matériaux engagés.

Que se passe-t-il si mon client refuse de payer le solde du chantier ?

Si vos CGV contiennent des clauses abusives, vous ne pourrez pas vous en prévaloir pour exiger gain de cause. Des conditions claires et équilibrées sont indispensables pour obtenir le paiement de vos factures en justice.