Sur un chantier de pose de pompe à chaleur ou de rénovation de chaudière, un artisan fait intervenir un auto-entrepreneur en sous-traitance. Si l'URSSAF constate que le chauffagiste impose les horaires, fournit tout le matériel ou exige une exclusivité, le lien de subordination est caractérisé. L'artisan principal doit alors s'acquitter de rappels de cotisations sociales, de majorations de retard et d'amendes pour travail dissimulé, ce qui met souvent en péril la trésorerie de l'entreprise.
Coût typique : Rappels de cotisations sociales, majorations de retard, et amendes pour travail dissimulé.
Selon l'article L. 8221-6 du Code du travail, il existe une présomption de non-salariat pour les auto-entrepreneurs inscrits. Toutefois, la jurisprudence constante de la Cour de cassation rappelle que cette présomption tombe dès lors qu'un lien de subordination juridique est avéré sur le chantier, c'est-à-dire un pouvoir de direction, de contrôle et de sanction de l'artisan donneur d'ordre sur le sous-traitant.
Le port des équipements de protection individuelle relève des règles de sécurité du chantier, mais évitez de lui imposer le logo de votre entreprise pour ne pas brouiller la frontière avec un salarié. Le sous-traitant doit intervenir avec ses propres équipements de sécurité.
Un dépannage occasionnel et exceptionnel de matériel peut arriver, mais prêter régulièrement vos outils et consommables sur tous les chantiers constitue un faisceau d'indices retenu par l'URSSAF pour requalifier le contrat.
Lors d'un contrôle de l'entreprise, l'inspecteur analyse les plannings, les factures, les échanges de SMS et interroge parfois directement les intervenants sur les conditions réelles d'exécution des chantiers de chauffage.