Pas automatiquement : la réception est un acte défini par la loi. Face au silence du client, la voie sûre est la mise en demeure puis, si besoin, la réception judiciaire.
L'article 1792-6 du Code civil encadre la réception des travaux. Le simple fait que le client occupe les lieux ne suffit pas toujours à établir une réception en bonne et due forme, source de litiges. Pour sécuriser sa position, l'artisan a intérêt à provoquer une réception formelle : convocation, mise en demeure, et à défaut saisine du juge pour faire prononcer la réception judiciaire.
Un carreleur termine le sol d'un logement que le client habite déjà, mais aucun procès-verbal n'est signé. Plutôt que de présumer la réception, le carreleur envoie une convocation puis une mise en demeure pour obtenir un acte clair.