Un simple changement d'agenda n'est pas un motif légitime pour refuser une marchandise commandée selon ses spécifications. Après mise en demeure, les conséquences du retard lui sont imputables.
Le refus de coopérer doit reposer sur un motif légitime pour être opposable. Les articles 1345 et suivants du Code civil relatifs au manquement du créancier à coopérer permettent, à défaut de motif valable et après mise en demeure de prendre livraison, de mettre à la charge du client les frais engendrés par son retard, comme le stockage.
Un carreleur a réceptionné en atelier une faïence spéciale choisie par le client, qui repousse pour convenance personnelle. L'artisan met en demeure et documente l'immobilisation, faute de motif légitime au refus.