Non, le retard seul ne suffit pas : il faut prouver un préjudice direct qui en découle. L'existence d'une clause de pénalités de retard acceptée renforce la demande.
Les articles 1231-1 et suivants du Code civil subordonnent la réparation à un préjudice résultant de l'inexécution. Un retard de livraison n'ouvre droit à indemnisation que si vous démontrez le préjudice direct qu'il a causé, idéalement appuyé par des clauses de pénalités de retard acceptées par le fournisseur.
Un terrassier subit un retard de livraison sans conséquence chiffrable immédiate. Faute de préjudice direct démontrable, sa demande d'indemnisation resterait fragile tant qu'il ne relie pas le retard à une perte concrète.