Un voisin ne peut pas arrêter unilatéralement un chantier autorisé, mais il peut saisir le juge s'il démontre un trouble anormal. Mieux vaut désamorcer par un constat et le dialogue.
La crainte ne suffit pas à imposer l'arrêt des travaux ; il faut un trouble caractérisé. Le voisin peut toutefois agir en référé sur le fondement de l'article 1240 du Code civil ou de la théorie des troubles anormaux de voisinage s'il prouve un dommage ou un risque sérieux. Un constat d'huissier et une communication ouverte réduisent fortement ce risque.
Un façadier installe un échafaudage lourd contre un mur mitoyen. Le voisin inquiet menace d'appeler la justice. L'artisan propose un constat contradictoire et explique ses précautions, ce qui apaise la situation.